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Olivier Larronde
Les Barricades Mystérieuses


Édition originale 1946, avec couverture et frontispice par André Beaurepaire
23x28cm, sur vélin du Marais, en parfait état, non coupé.
L'une des plus belles œuvres de la poésie française, injustement oubliée.

80 euros

Olivier Larronde (1927-1965) est le fils de Carlos Larronde écrivain, journaliste, pionnier du théâtre radiophonique et poète, descendant d'une famille de négociants en vin bordelais, et de Charlotte Fourcine. Sa grand-tante est la poétesse Blanche Sahuqué.

Élève des Pères maristes du collège Notre Dame de Bury, dès l'âge de quinze ans (à la suite des décès successifs de son père puis de sa jeune sœur à laquelle il était très lié), le jeune Larronde, issu d'une famille de tradition bourgeoise et cultivée devenue bohème, abandonne ses études.
En 1943, il monte à Paris pour rencontrer Jean Cocteau dont il ne tarde pas à faire la connaissance, et dans son sillage, celle de Jean Genet. Celui-ci, admiratif, persuade l'éditeur Marc Barbezat de publier son premier recueil de poèmes, Les Barricades mystérieuses en 1946. Cette publication, suscitant l'intérêt d'auteurs comme Michel Leiris ou Raymond Queneau, confère une certaine renommée au jeune poète et lui ouvre les pages de la revue littéraire de Barbezat, l'Arbalète.

Il fréquente le milieu littéraire parisien où il laisse peu de monde indifférent. André Pieyre de Mandiargues parlera de son œuvre comme « royalement moderne ». Il mène alors une vie de bohème et de dilettantisme en compagnie de son ami Jean-Pierre Lacloche de Valombreuse. Son second recueil Rien voilà l’ordre (anagramme de son nom) paraît en 1959, illustré de trente et un dessins de Giacometti.

Sujet à des crises d'épilepsie, il se réfugie dans l'opium, dans l'alcool et les bars parisiens. Il meurt dans la solitude et le dénuement le 31 octobre 1965, à l'âge de 38 ans. Il est enterré au cimetière de Samoreau, en Seine-et-Marne, à côté de la tombe de Mallarmé, auteur qu'il admirait par-dessus tout.



André Beaurepaire (1924-2012) est le fils aîné de René Beaurepaire, industriel, et de Marie-Josée Navarre, petite-fille d’André Navarre, fondateur des papeteries du même nom. Abordant le dessin dès ses 6 ans, en 1930 il peint ses dernières toiles en 2012 à 88 ans. Travail qu’il exposera au fil du temps chez Bernheim Jeune, Henriette Gomès mais aussi à Milan, à New York et Londres, chez les Wildenstein - à Genève chez Alexandre Iolas… Ses œuvres se retrouvent dans de nombreuses collections privées et institutionnelles, en Europe comme aux Etats-Unis ; Arts Museum of San Francisco, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Bibliothèque Nationale de France, collection de l’Etat. En France, il est aussi présent dans de nombreuses collections privées, dont celle de François Pinault, depuis le début des années quatre-vingt. Entre 1945 et 1995, il travaille comme scénographe auprès de Jean Cocteau, Roland Petit, Jean Genet, Frédérick Ashton, Léonid Massine, Gian-Carlo Menotti, Jean Marais, Yohji Yamamoto… pour des scènes prestigieuses : Théâtre des Champs-Élysées - Covent Garden Royal Opera House de Londres - Scala de Milan - Opéra de Paris - Cour Carrée du Louvre…