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| René Bolliger Portrait de cheval Dessin gravé à la pointe de diamant sur une plaque d'ardoise -1962 21x29cm 350 euros |
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| Né à
Lausanne en 1911, son enfance est marquée par des accès de
dépression, une scolarité chaotique, une timidité
maladive, une forte propension à mentir et un orgueil à
toute épreuve. On veut faire de lui tantôt un jardinier,
tantôt un employé commercial. L'enfant se rebelle, commet
des larcins, multiplie les séjours en maisons de
correction et en foyers pour mauvais garçons. La police le
décrit comme moralement instable. René Bolliger est
surtout révolté. Lui SAIT qu'il a du talent. Lequel, il ne
sait pas encore. Mais il aspire à un destin. A bout de
ressources, l'administration judiciaire le place dans une
clinique. C'est là, paradoxalement, qu'il trouve enfin sa
voie. Bien que les médecins le diagnostiquent mythomane,
certains l'encouragent à dessiner. D'abord en autodidacte,
puis en élève aux cours de soir de peinture, René Bolliger
se met à produire des œuvres qui attirent peu à peu
l'attention des amateurs. En 1949, il part à Paris, pour
goûter à la vie de Bohême, obtient l'appui de Cocteau,
fréquente les cabarets et devient une figure de la jet-set
des sixties. Officiellement, Bolliger est connu pour ses gravures de chevaux. Son renom, à l'époque, vient de ce qu'il croque à merveille les croupes musclées de montures souvent tenues par des éphébes nus. Les critiques d'art vantent la puissance «racée» de ses équidés. Ses ardoises griffées à la pointe de diamant et ses dessins à la sanguine sont peuplées de malabars souriants aux étreintes joyeuses. Il fait de ces corps à corps la matière d'une production souvent «à la commande» : ses travaux sont faits en exemplaires uniques. |
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