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| Emile Alder / Paul Fort Chants Paniques Grand format 58x39cm avec 34 superbes bois gravés d'Emile Alder, dont 8 hors-texte. Exemplaire 118/170, sur papier de Montval pur fil, contresigné par l'auteur et par l'artiste. Edition originale de 1923. 200 euros |
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| Emil
Alder (1870-1933) est un peintre illustrateur suisse.
Élève de Fritz Schider à Bâle en 1887, il s'installe à
Paris l'année suivante. Il expose au Salon des
Indépendants (1907-1930), au Salon des Artistes français
en 1924, au Salon de la Nationale des Beaux-Arts
(1927-1932), à la galerie Barreiro en 1930 et à la Société
nationale des Peintres de montagne à Versailles en 1934.
Il brossa des paysages français (Puy-de-Dôme, Cantal,
Savoie) et suisses, mais on connaît aussi des nus et des
scènes mythologiques. Cofondateur et collaborateur
artistique de la revue Images de Paris. Il illustre : - Berteval, W. «Vingt petits métiers de Paris» Chiron 1922 Paris - Fegdal, Charles «Coins curieux de Paris» Stock 1924 Paris - Fort, Paul «Chants paniques» André 1923 Paris - Lorrain, Jean «Le Sang des Dieux» Édouard-Joseph 1920 Paris - Normandy, Georges «Johannès Son, peintre de la douceur, de la tristesse et du silence (1859-1942)» Éditions du Livre moderne 1942 Paris (Lettres ornées) Paul Fort (1972-1960) est un poète français originaire de Champagne et associé au mouvement symboliste. À 18 ans, réagissant contre le théâtre naturaliste, il fonde le Théâtre d'Art (1890-93) qu’il voulait poétique et mystique, en opposition au théâtre de boulevard et au théâtre naturaliste d’Antoine. Il a également fondé et édité les revues littéraires 'Livre d'Art' avec Alfred Jarry et 'Vers et Prose' (1905-1914) avec le poète Guillaume Apollinaire, qui a publié le travail de Paul Valéry et d'autres écrivains symbolistes importants. Il laisse une œuvre poétique importante : une cinquantaine de volumes de Ballades françaises et des Chroniques dramatiques en vers, et il est aussi remarquable pour avoir créé la forme de prose polyphonique dans ses 'Ballades françaises'. Ayant fréquenté tous les milieux littéraires, il entame, dès 1896, une œuvre poétique vaguement inspirée du symbolisme, dont les sources (légendes et traditions provinciales, récits de voyage, souvenirs), les thèmes (amitié, amour, vie simple, nature) et l’écriture (un vers respectant généralement la structure de l’alexandrin, mais adhérant avant tout au rythme) resteront quasiment inchangés tout au long de sa carrière littéraire, au risque même de devenir lassants. En parallèle de l'aventure théâtrale qu'il a vécu, il a aussi consacré sa vie à la poésie. Il a publié ses premiers poèmes au Mercure de France en 1896. Ces poèmes étaient les débuts des Ballades Françaises (17 volumes écrits entre 1922 et 1958). Il a aussi commencé à publier dans le magazine Le Livre d'Art en 1892. En 1903, il a organisé chaque Mardi des conférences poétiques à la Closerie des Lilas. En 1905, il a commencé à publier la revue 'Vers et Prose' avec Moréas et Salmon, où ont été publiés les textes notables de Guillaume Apollinaire, Max Jacob et Pierre Louÿs. Il a continué à éditer et collaborer à sa rédaction avec l'aide de Paul Valéry. Pierre Louÿs, qui a écrit le prélude au premier volume des 'Ballades', les définissent comme des petits poèmes sous forme polymorphes et alexandrins familiers, mais qui tendent aussi vers la prose en forme ordinaire. En 1912, ses poèmes et son écriture sont d'une influence tel qu'il reçoit le titre de 'Prince des Poètes'. 'La Ronde' est l'une de ses œuvres les plus connues à travers le monde. Il est devenu célèbre pour ce travail pour ce qu'il représente et véhicule comme message en tant que plaidoyer pour l'amitié mondiale. Selon ses propres termes, il s'efforçait d'être 'un arbre à poèmes'; mais l'abondance de la récolte affectait sans doute la qualité, et ce doux 'prince des poètes' ne pouvait éviter la facilité. Ayant reçu le titre de commandeur de la Légion d'honneur, il a fortement contribué à donner au quartier de Montparnasse sa présente réputation artistique. Paul Fort était aussi un membre éminent du Prix Jeunesse créé en 1934. En 1943, il avait été élu président de l'Académie Goncourt', laissé vacant par le décès de Pierre Champion. Son travail a été interdit par le CNE (Comité National des Écrivains de la résistance intellectuelle) à la fin de la guerre, mais l'interdiction a été levée le 21 octobre 1944. Paul Fort a été enterré à Montlhery dans sa propre propriété, appelée Argenlieu. |
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